La perruque fontange, emblématique de la mode féminine du 17e siècle, est attribuée à Marie-Angélique de Scorailles, duchesse de Fontanges, autour de 1678 en France. Cette haute coiffure fut spontanément inventée lors d’une chasse à Fontainebleau, face à Louis XIV. Son invention répondait au besoin d’une toilette élégante et rapide pour dissimuler une coiffure décoiffée. La duchesse la popularisa rapidement, si bien que cette coiffure extravagante marqua durablement l’histoire de la mode sous le règne du roi Soleil.
Sommaire
- 1 Origines précises et invention de la perruque fontange au 17e siècle
- 2 Caractéristiques et évolution de la coiffure fontange sous Louis XIV
- 3 Antécédents, héritage et portée de la mode fontange
- 4 La perruque fontange, un symbole durable de mode féminine au 17e siècle
- 4.1 Qui est Marie-Angélique de Fontanges ?
- 4.2 Quelle est la différence entre une perruque fontange et une perruque classique ?
- 4.3 Quand la coiffure fontange a-t-elle disparu ?
- 4.4 La perruque fontange a-t-elle des équivalents dans d’autres pays ?
- 4.5 Comment la perruque fontange était-elle fabriquée ?
Origines précises et invention de la perruque fontange au 17e siècle
La création de la perruque fontange trouve son origine dans un événement daté de 1678, à Fontainebleau. Marie-Angélique de Scorailles, duchesse de Fontanges, alors âgée de 17 ans et maîtresse de Louis XIV, vit sa coiffure se défaire lors d’une partie de chasse. Pour éviter de paraître décoiffée devant le roi, elle noua sa jarretière, un ruban de dentelle, autour de ses cheveux relevés en hauteur. Impressionné par cette improvisation, Louis XIV lui demanda de conserver cette coiffure, qui devint un phénomène de mode à la cour.
Cette haute coiffure à étages, mêlant dentelles, rubans et boucles de cheveux, fut rapidement adoptée par les dames nobles et aristocrates. Elle fut attestée dans plusieurs portraits et ouvrages d’époque, notamment dans des tableaux réalisés vers 1704 par des peintres comme Nicolas de Largillière. Dès son apparition, cette coiffure se démarquait nettement des perruques classiques par sa structure en « pièce montée », constituée de fils métalliques appelés archal soutenant des volutes de dentelle et des rubans délicats.

Caractéristiques et évolution de la coiffure fontange sous Louis XIV
La perruque fontange n’était pas une simple perruque mais une composition complexe, élevée parfois jusqu’à 60 cm de hauteur au sommet de la tête. Elle combinait deux parties distinctes : l’avant, généralement plus haute et richement travaillée, et l’arrière, souvent dissimulée sous un bonnet ou chapeau. Les artisans modistes rivalisaient de créativité pour orner la structure d’éléments raffinés comme des dentelles empesées, rubans colorés, et boucles de vrais cheveux.
Les coiffures à la fontange prirent des noms spécifiques pour désigner les arrangements de mèches et rubans, tels que « le chou », « les cruches », « la confidente », ou encore « le tignon ». Ces appellations reflétaient la diversité et la complexité des styles adoptés par les courtisanes. Le montage reposait sur une carcasse métallique appelée « palissade » ou « monte-là-haut », cachée sous de la gaze.
Vers 1690, la mode atteignit son apogée avec des créations extravagantes, parfois instables au point de trembler au moindre mouvement. Malgré l’approbation initiale du roi Louis XIV, l’excès mena à un rapide déclin dès la fin du siècle, limité à la cour française avant de s’effacer progressivement après 1713.
Antécédents, héritage et portée de la mode fontange
La perruque fontange s’inscrit dans la continuité des pratiques capillaires royales où la haute coiffure incarnait le pouvoir et le raffinement. Son invention unique fut liée au contexte culturel de la cour de Louis XIV, où l’apparence participait à une stricte hiérarchie sociale. Si le concept de perruque ne remonte pas à la duchesse de Fontanges, sa déclinaison en fontange reste un jalon majeur du développement de la haute coiffure.
La disparition progressive de la mode fontange fut influencée par des changements stylistiques, notamment l’arrivée de coiffures plus basses et épurées, à l’instar de celles popularisées en Angleterre. Cependant, ce style singulier fut repris et adapté dans d’autres cours européennes, notamment en Russie, où il traversa le XVIIIe siècle.
La perruque fontange, un symbole durable de mode féminine au 17e siècle
Cette coiffure marque une étape majeure dans l’histoire de la mode féminine. Elle témoigne de la créativité parfois extravagante des styles sous Louis XIV, où la haute coiffure devenait un véritable monument. Bien que la fontange ait eu une existence assez brève, elle a laissé un héritage durable : la complexité de ses structures a influencé la façon de concevoir la perruque et la coiffe dans la haute société européenne pendant plusieurs décennies.
Qui est Marie-Angélique de Fontanges ?
Marie-Angélique de Scorailles, duchesse de Fontanges, était une maîtresse de Louis XIV et inventa la coiffure fontange en 1678, lors d’une chasse à Fontainebleau.
Quelle est la différence entre une perruque fontange et une perruque classique ?
La perruque fontange se distingue par sa hauteur accrue et sa structure complexe composée de dentelles, rubans, et d’une armature métallique, contrairement à la perruque classique, plus simple et proche de la tête.
Quand la coiffure fontange a-t-elle disparu ?
La mode de la fontange déclina après 1690, disparaissant progressivement après 1713, remplacée par des coiffures plus basses et épurées dans toute l’Europe.
La perruque fontange a-t-elle des équivalents dans d’autres pays ?
Oui, la mode s’est propagée dans d’autres cours européennes, notamment en Russie où le style perdura jusque dans le XVIIIe siècle.
Comment la perruque fontange était-elle fabriquée ?
Elle reposait sur une armature métallique appelée palissade soutenant plusieurs étages de dentelles empesées, rubans et boucles de cheveux organisées en « pièce montée » complexe.











